Du 3 au 18 MAI 2008

Galerie Clémangis

CHALONS EN CHAMPAGNE

 

Exposition des oeuvres de

Michèle TAUPIN


Allégresse

Michèle Taupin

Médaille d’Honneur, sociétaire et membre du jury du Salon des Artistes Français, sociétaire du Salon d’Automne, Michèle Taupin participe depuis 1981 à de nombreuses expositions individuelles ou collectives, en France et à l’étranger (Etats-Unis, Espagne, Allemagne, Japon, Chine).

Elle enseigne le dessin à l’Ecole Polytechnique depuis 1994 et expose en permanence à la galerie Mickaël Marciano, place des Vosges à Paris, à l’Atelier Aljancic à Gif sur Yvette, à la galerie d’Art contemporain de Carnac, à la galerie Art Sud de Conques, et à la Galerie Art Passion à Montpellier.

Michèle Taupin a été l’invitée d’honneur de nombreux salons de peinture. Elle figure dans des collections particulières en France, en Italie, en Belgique, en Suède, au Costa Rica, en Grèce, au Portugal, en Jordanie, au Japon, au Maroc et aux Etats-Unis.

Tout au long de sa carrière, elle a reçu plus de cinquante prix et distinctions dont le grand prix Renée Béja de la fondation Taylor en 1992, le prix Taiyo Bijutsu (Japon) en 2001 et le prix Jean Jacques Henner en 1991.


Quelques vues de l'exposition

Vernissage de l'exposition le samedi 3 mai 2008

en présence de Monsieur Apparu, Député de la Marne

Le mot d'accueil de Claude Rochet

Au nom des membres de Peintres en Champagne, je tiens à remercier la municipalité de Châlons pour son accueil dans cette galerie Clémangis, à vous remercier, Monsieur le Député, pour votre soutien et vous, amis et visiteurs, pour votre présence. Enfin je souhaite la bienvenue à notre invitée, Michèle Taupin, et à son époux, Simon Bohbot, également peintre de renom.

Peintres en Champagne a le grand plaisir de présenter les œuvres de Michèle Taupin. Née à Paris, ancienne élève de l’Ecole des Arts Appliqués, elle fait profession de sa peinture et enseigne les arts plastiques à l’école polytechnique. Ses toiles mettent en scène des personnages féminins issus de la mythologie ou des allégories, voilées peut-être du même mystère qui entoure parfois les inconnues mathématiques dont traitent ses studieux élèves ; mais les toiles, ne sont-elles pas, d’ailleurs, autant d’équations ?
Pour l’anecdote, on remarquera que le nom de « Taupin » désigne, dans l’argot scolaire, les élèves de maths sup et maths spé préparant notamment à Polytechnique.

Le parcours artistique de notre invitée est impressionnant, à la hauteur de son talent et de sa modestie ; médaille d’or, sociétaire et membre du jury du Salon des Artistes Français, sociétaire des salons d’automne et Violet. Le temps manquerait, à recenser les galeries et les expositions nationales et internationales auxquelles notre artiste a été conviée, souvent invitée d’honneur.

Le travail de la matière picturale est magistral et patient, les glacis ou frottis subtils exaltent les tons volontiers jaunes, ocre ou verts et donnent une présence au sujet, une intensité et une ambiance particulières au jeu d’ombres et de lumières.
Le fond représente un décor aux formes rectilignes mettant en valeur, par contraste, les formes arrondies des sujets.

Son désir de peindre remonte à sa plus tendre enfance, peut-être aux émotions ressenties face aux corps drapés des sculptures grecques, peut-être aussi aux peintures des Poussin, Véronèse, Vouet, Tintoret..., lors de ses fréquentes  visites au musée du Louvre, qui ont ainsi déterminé le thème presque exclusif de son travail pictural : la femme et plus précisément le drapé féminin.
Non pas la femme enfant ou celle parfois anorexique de la mode, mais la femme plantureuse, majestueuse, souvent dans des poses hiératiques, hors du temps, divinités ou femmes mythe, inspirées par l’antiquité, la mythologie grecque ou l’allégorie, dans la féminité de ses postures, de ses rondeurs, dans sa puissance aussi ; rarement la puissance dévastatrice du guerrier (comme l’évoqueraient les toiles « Circé » et « Danaïdes ») mais celle, au contraire, qui engendre la vie et la protège, apanage de la féminité, déclinée dans la douceur des tons, des modelés de la sculpturale beauté de la femme au bain ou de la mère et son enfant, et dans la subtilité des fins glacis et des clairs-obscurs, comme dans les toiles « les eaux douces », « le tepidarium », « la venue du printemps », « allégresse », « étude pour une maternité ».
 Puissance de la mère, de cette femme qui, mieux qu’Atlas, aura porté en elle le monde, au sein de laquelle l’humanité a trouvé ses premières forces en même temps que la paix.

Comme l’essence féminine de l’eau et de la terre, la femme a la puissance des étendues marines portant, de tous temps, les vaisseaux de l’humanité et la force vivifiante de la terre dont les entrailles portent la gestation.

Equilibre et harmonie règnent sur ces compositions lumineuses, structurées par des plans s’imbriquant les uns dans les autres, conférant un aspect cubiste, peut-être par l’admiration que porte Michèle Taupin à Georges Braque.

Le corps drapé apporte un rythme au tableau mais aussi l’évidente esthétique de ces beautés oniriques parfois voilées comme pour mieux marquer leur mystère, mystère du désir et de la vie, mystère de la beauté.

Quel que soit le contexte contemporain, mythologique ou allégorique, c’est la permanence de la femme qui est représentée et nous interpelle dans ce face à face avec la moitié de l’humanité, peut-être aussi avec cette part de nous-mêmes ?

C’est à ce face à face qu’à mon tour je vous convie, en souhaitant plein succès à cette exposition.

retour accueil